Les partis de la majorité Vivaldi se sont entendus sur une proposition de résolution (Open VLD, PS, MR, Ecolo, CD&V, Vooruit, Groen) condamnant "les crimes de persécution et les violations massives des droits humains dans la région autonome du Xinjiang, qui peuvent être constitutifs de crimes contre l’humanité", et reconnaissent "qu’il existe un risque sérieux de génocide contre la minorité ouïghoure". Les députés s'inscrivent ainsi dans le cadre de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, selon laquelle toutes “les parties contractantes (dont la Belgique, NdlR) confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu’elles s’engagent à prévenir et à punir”.

"Nous avons une obligation, politique, juridique, morale de passer à l’action, de briser le silence", a estimé le député écologiste Samuel Cogolati. "Notre pays, aussi petit soit-il, ne peut accepter que les droits des minorités soient bafoués", a ajouté le socialiste Malik Ben Achour. "Tous les leviers diplomatiques doivent être activés pour faire monter la pression", a déclaré la présidente de la commission des Relations extérieures de la Chambre, Els Van Hoof (CD&V). "Nous ne pouvons rester aveugles devant ce risque de génocide."

Les membres de la commission auraient pu voter dès ce mardi après-midi mais, les amendements n’ayant été déposés qu’en fin de matinée, l’opposition a réclamé un report, "par respect" pour elle, et afin d’avoir plus de temps pour étudier le texte et, le cas échéant, le soutenir. Le vote en commission devrait dès lors intervenir mardi prochain.