Dans une lettre à la Creg, la ministre s'étonne que le régulateur ait décidé de réaliser une étude sur la valeur de la charge perdue ("value of lost load" en angais), un terme technique qui désigne le montant estimé que les clients seraient prêts à payer pour éviter une interruption de leur service d'électricité.

Dans sa lettre, Tinne Van der Straeten estime qu'il n'est "nullement opportun" que la Creg prenne ainsi les devants. Une loi est en cours d'élaboration, ce qui signifie que l'autorité chargée d'estimer la valeur de la charge perdue reviendra à la ministre elle-même, et non au régulateur de l'énergie. Ce point sera discuté dès le début de l'année prochaine.

"La Creg a pris note de la position de la ministre et est satisfaite de la clarté qu'elle a apportée", a réagi le régulateur. "Dans le respect du souhait de la ministre de confier cette tâche à d'autres, la Creg a décidé de ne pas prendre de nouvelles mesures", écrit encore De Standaard.

Interrogée jeudi matin, la ministre insiste: "la sécurité d'approvisionnement fait partie de mes obligations légales. Je prends donc mes responsabilités politiques et légales." "Ces dernières années, la Belgique a mené une politique énergétique en demi-teinte. Etant donné l'importance de la sécurité d'approvisionnement, je ne fuirai pas mes responsabilités", conclut-elle.