Environ la moitié des Flamands (45 %) préfère habiter dans un quartier avec comme voisins uniquement des personnes d’origine belge. C’est ce qui ressort du Moniteur flamand de la migration et de l’intégration qui a été présenté hier.

47 % des personnes interrogées estiment en effet que les immigrés "viennent profiter de notre sécurité sociale."

En ce qui concerne les musulmans, 40 % sont d’avis qu’ils "représentent une menace pour notre culture et nos usages".

La moitié des Flamands considère toutefois la présence de différentes cultures comme un enrichissement pour la vie en commun.

Il ressort encore de l’enquête que les différents groupes de la population ont tendance à vivre davantage à côté les uns des autres plutôt que les uns avec les autres.

Plus de la moitié des Flamands (51 %) n’ont jamais de contact avec les personnes d’origine étrangère dans leur voisinage.

Moins d’un Flamand sur trois indique qu’il lui arrive d’avoir une fois par mois une discussion avec des personnes d’origine étrangère.

Le Moniteur flamand de la migration et de l’intégration atteste encore que les hommes et les femmes adoptent à peu près la même attitude à l’égard des étrangers.

En ce qui concerne l’âge, il y a toutefois une différence : plus vieux est le Flamand, plus négative est son attitude.

Le niveau d’éducation joue également un rôle. Les gens qui ont un haut niveau d’éducation sont clairement plus positifs à l’égard des émigrés que ceux qui ont un bas niveau d’instruction scolaire.

L’étude s’intéresse aussi à qui sont les immigrés en Flandre et où ils habitent.

Quelques-uns des constatations les plus intéressantes : l’immigré moyen en Flandre est... européen; le top 5 est constitué par les Hollandais, suivis des Polonais, des Roumains, des Marocains et des Bulgares.

Les immigrés vivent principalement en ville. Louvain vient en tête avec 39 étrangers sur 1.000, davantage qu’Anvers (30 pour 1.000).

Seulement 42,7 % des immigrés hors Union européenne vivant en Flandre ont un emploi. Chez les Belges, ce pourcentage est supérieur de près de 30 %.

49 % des émigrés hors Union européenne vivent dans un logement présentant des défauts contre seulement 22 % chez les Flamands.

Enfin, le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté est cinq fois plus élevé parmi les personnes originaires de pays hors de l’Union européenne que celles de nationalité belge.