Deux images circulent sur les réseaux sociaux depuis quelques jours et c'est la gentillesse d'un policier qui fait le buzz. Sur ces images, on y voit un agent qui arrête le trafic pour descendre de sa voiture, porter le sac d'une dame âgée et l'aider à traverser la rue.

Le policer en question s'appelle Philippe et est âgé de 54 ans. Il œuvre au sein de la Direction Trafic de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles. Contacté par nos confrères de la RTBF, il est visiblement au courant des nombreux messages postés suite à son geste bienveillant. "J’ai pris connaissance de ces photos via mes collègues. Je ne suis pas aussi fréquemment sur les médias sociaux que mes collègues plus jeunes que moi", explique-t-il.

Les photos ont été prises avenue de la Reine, devant le parvis de Notre-Dame de Laeken. "Nous étions de patrouille pour un service classique. Une fois arrivé sur place, j’ai remarqué une dame qui avait difficile à traverser, on voyait qu’elle avait peur. La phase de feu vert n’était pas assez longue pour elle. La circulation était dense à ce carrefour", raconte l'agent. "J’ai bloqué la circulation. Je suis comme je suis et comme la plupart de mes collègues. J’ai aidé la dame à traverser. Je voyais aussi que son sac de courses pesait lourd. Je l’ai aidée à le porter pour que ce soit plus facile pour elle."


Il n'est pas rare de voir un automobiliste s'énerver quand il doit attendre quelques instants, mais pas cette fois-ci : "J’ai eu une bonne coopération des autres automobilistes. Il n’y avait aucun souci. Personne n’a klaxonné, n’a réclamé." Au contraire, les chauffeurs des véhicules à l'arrêt ont apprécié le geste de Philippe. "Ce qui m’a fait très chaud au cœur, c’est qu’une grande quantité de conducteurs et conductrices ont commencé à applaudir, quand la dame avait rejoint l’autre trottoir", raconte le policier. Ils ont crié de manière positive, s’adressant à mon collègue et à moi pour nous féliciter. Cela fait 16 ans que je suis à la police de Bruxelles. Et cela fait chaud au cœur. On côtoie chaque jour la misère humaine. Cette misère, on l’oublie quand on reçoit des félicitations de notre population, des usagers de la route, quand il s’agit d’un petit geste. C’est un petit geste qui prend aujourd’hui une ampleur positive sur les réseaux sociaux."

Les policiers n'étaient pas au courant qu'ils étaient photographiés. "J’ai l’habitude d’être filmé, photographié. Cela fait partie de notre société. Mais j’ai fait ce qu’il fallait faire. C’est ce que la population attend de nous, les policiers. Il y a beaucoup de citoyens qui auraient fait la même chose. Il ne faut pas être policier pour cela. Je remercie d’ailleurs tous ces anonymes qui aident au quotidien les personnes moins mobiles."