Belgique Il manque jusqu’à 60 % des effectifs à Reyers et à Auderghem.

La police fédérale de la route ou WPR (qui opère sur l’ensemble des autoroutes belges) n’en peut plus et le dénonce : il manque 60 % de ses effectifs à l’unité d’Auderghem et 50 % à celle de Reyers et la situation est comparable dans les unités du Hainaut, d’Anvers et de Flandre orientale.

"Le manque de personnel n’a jamais été aussi grand", lance Rudi Conings, du SLFP-Police. "Nous ne pouvons plus remplir nos missions. Nous sommes obligés de faire des choix et donc de laisser tomber des interventions sur des accidents. Quant à l’action de prévention, cela fait longtemps qu’on n’en mène plus, faute de temps et par manque d’effectifs."

Depuis 1986 et ses débuts dans la police des autoroutes, Rudi Conings, du poste de Bertem, a vu bien des collègues s’en aller, pas ou peu les remplacer. C’est en tant que membre du SLFP qu’il dénonce la situation de la police de la route. "Nous l’avons suffisamment fait en interne et ça n’a servi à rien. Nous ne demandons qu’une chose : obtenir du personnel pour faire notre travail." Selon lui, la situation est la plus critique à Auderghem et Reyers là où il manque la moitié des effectifs et plus. "Jeudi passé, nous avons dû intervenir depuis Bertem pour un accident sur le ring de Bruxelles. Ce n’est pas notre zone mais nos collègues étaient débordés. À peine arrivés sur place, nous étions appelés pour un accident important à Bekkevoort avec débris sur les trois voies. On a dû laisser en plan celui sur le ring et filer à Bekkevoort, qui est à 60 km. Et c’est souvent comme ça. Les gens ont dû nous attendre 45 minutes, et tout était à l’arrêt. On en est là : on va d’un accident à un autre, avec des choix, et donc en en laissant tomber."

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