Elle justifie ces soucis par un retard dans les procédures de screenings ainsi que par la transition vers un nouveau système de recrutement. "La police fédérale constate que le recrutement connaît des difficultés en Flandre et à Bruxelles", concède-t-elle dès le début du communiqué. Elle poursuit en indiquant que le changement de procédure dans la sélection des candidats a entraîné "des retards imprévus". Depuis la fin de l'année dernière, le screening des aspirants a lieu au début de la sélection, là où il avait lieu en fin de processus, selon l'ancien mode opératoire. "Le screening des candidats devrait normalement pouvoir se dérouler en une semaine. Or, ce screening a cette fois pris plusieurs semaines."

Ces retards ont eu pour conséquence la suppression d'une classe de l'école de police du Brabant flamand (PIVO), ainsi qu'un nombre moins important de lauréats dans quatre autres classes. Dans sa missive, la police fédérale assure avoir comblé le retard accumulé, mais déplore un manque de recrues "pour commencer la formation dans certaines régions".

Toujours selon la police fédérale, la réforme du système de recrutement est également à l'origine des récents couacs qu'elle a connus. Depuis septembre 2021, aussi bien la branche fédérale que locale de la police est partie prenante du recrutement. Les zones de police deviennent donc en partie responsables des épreuves de sélection. Ces dernières ont également été revues, puisque la période ne sera plus que de 18 semaines entre le début et la fin des épreuves.

"À terme, ce nouveau concept devrait permettre d'accélérer le recrutement et la sélection des membres de la police Intégrée et d'impliquer davantage les zones de police. Nous avons entièrement confiance en cette nouvelle procédure, mais 2022 est toutefois une année de transition", souligne la police fédérale, avant de conclure. "Nous mettons actuellement tout en œuvre pour faire encore mieux concorder la sélection des candidats et le début des formations dans les écoles de police."