Il est toutefois demandé à ces personnes de surveiller étroitement leur état de santé. Si des symptômes apparaissent qui pourraient indiquer la présence de Covid-19, ils sont priés de contacter leur médecin de famille et de mentionner les antécédents de voyage. Les voyageurs revenant des zones oranges ne doivent être testés qu'en cas de développement des symptômes possibles.

Le SPF Affaires étrangères conseille aux voyageurs de consulter ses avis de voyage sur le site diplomatie.belgium.be et de s'inscrire sur TravellersOnline.

Mardi matin, les zones signalées en orange en Europe sont les suivantes: la région de Haute-Autriche, la Bulgarie, la Croatie, les régions d'Aragon et de Catalogne en Espagne, la région italienne du Trentin, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Algarve et l'Alentejo au Portugal, la région de Moravie-Silésie en République tchèque, la Silésie en Pologne, la Roumanie, les régions britanniques du Midland, du Nord-Est, du Yorkshire, le nord du Pays de Galles et l'Irlande du Nord, ainsi que le Tessin suisse.

Retours de zones rouges: le parlement wallon votera mercredi

Le texte prévoyant une quarantaine obligatoire pour les voyageurs revenant de zones classées rouge par les Affaires étrangères en raison de l'émergence importante de nouveaux cas de coronavirus, sera voté demain/mercredi par le Parlement de Wallonie réuni en séance plénière. Ce décret se base en réalité sur texte déjà voté en 2019 au sud du pays, portant sur les maladies infectieuses, dont la tuberculose. Il a été adapté, avec notamment une quarantaine imposée au domicile et non à l'hôpital, et une amende, en cas de non-respect des mesures, pouvant aller jusqu'à 4.000 euros. Des peines de 8 jours à 6 mois de prison sont également prévues.

"Nous voterons ce texte déposé par la majorité car nous avons urgemment besoin de réponses claires mais nous ne pouvons que regretter son côté tardif", a réagi le chef de groupe du cdH au parlement wallon, François Desquesnes. "Depuis l'ouverture des frontières à la mi-juin, nous savons que cette question des retours de vacances va se poser. Nous avons interpellé le gouvernement à plusieurs reprises, notamment dans le cadre de questions sur la mise en place d'une application de tracing, sans jamais obtenir de réponses", a-t-il ajouté.

"Nous sommes donc contraints, aujourd'hui, de travailler dans de mauvaises conditions, avec un texte écrit extrêmement vite, sans avoir le temps de vérifier son sérieux juridique alors qu'il porte atteinte aux libertés des gens", a poursuivi François Desquesnes.

Face à l'urgence, le cdH ne saisira toutefois pas le Conseil d'Etat, "ce qui aurait encore retardé le vote du décret" mais compte bien demander qu'un avis juridique soit rendu en bonne et due forme après la rentrée. "Nous allons demander à la majorité qu'elle fasse valider, par la suite, son texte juridiquement car la situation actuelle risque de perdurer", a ajouté le chef de file des humanistes.

Lundi, en commission du parlement wallon, le PTB avait lui aussi regretté l'absence d'anticipation de ces retours de vacances. "Nous n'avons pris aucun retard", lui avait répondu le ministre-président Elio Di Rupo, assurant que la multiplication récente de nouveaux foyers et le reconfinement de certaines zones n'étaient pas prévisibles.