Comme le soulignait la Fondation Roi Baudouin en 2018, on ne peut en effet pas entamer de réforme du rythme scolaire annuel sans repenser l’offre extrascolaire (stages, crèches, académies,…) et sans aligner les autres agendas comme celui de l’enseignement supérieur, des services de transports publics, de l’organisation des stages et des camps et plus largement, de l’organisation de la vie de famille.

Si l’ensemble des calendriers n’étaient pas alignés, de nombreuses conséquences fâcheuses pourraient être déplorées. Parmi elles, un risque d’indisponibilité des étudiants et bénévoles pour proposer des camps et des stages qui implique notamment le risque de voir des opérateurs privés prendre la place des mouvements de jeunesse. “Il en résulterait un discrédit du métier de bénévole et des mouvements de jeunesse ainsi qu’un renforcement des inégalités socio-économiques au vu du prix des stages organisés par des opérateurs privés.”, note ainsi la Fondation Roi Baudouin.

Autre crainte liée à la réforme du calendrier scolaire : la question de l’occupation des enfants. Les familles peuvent en effet s’attendre à rencontrer des difficultés pour trouver des activités pour leurs enfants pendant les nouvelles semaines de vacances. Ce problème serait d’autant plus marqué que les nouvelles périodes de vacances tombent dans des périodes moins ensoleillées, limitant donc les activités en plein air, plus faciles à mettre en œuvre au printemps et en été.

Le non-alignement avec le rythme actuel des parents travailleurs pourrait également poser problème dans un certain nombre de cas. Le calendrier de vacances des parents au travail s’organise principalement sur le calendrier scolaire actuel. Le nouveau calendrier scolaire serait donc moins aligné avec celui du monde du travail que le calendrier actuel.

Autre point d’attention souligné par la Fondation Roi Baudouin : l’impact budgétaire considérable de la réforme, qui résultera principalement de l’organisation et de la subsidiation d’offres extrascolaires additionnelles durant les nouvelles périodes de vacances ainsi que de la prolongation des emplois temporaires et/ou contractuels en été.

Interrogée à ce sujet au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles la ministre de l’Éducation Caroline Désir a indiqué “travailler activement à préparer ces changements en amont, pour permettre l’application la plus sereine possible de cette réforme, dans tous les domaines de la société.”

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