"Je vais vraiment insister pour qu'on donne des perspectives à tous les jeunes", a-t-il insisté alors que se tient, ce vendredi après-midi, un nouveau comité de concertation qui doit notamment se pencher sur les voyages non-essentiels et le sort des métiers de contacts.

"J'y aborderai également la problématique de la reprise du sport pour les plus de 12 ans ainsi que la réouverture des auditoires pour les étudiants. On doit absolument donner des perspectives", a ajouté Pierre-Yves Jeholet.

Selon ce dernier, les mesures actuelles ne doivent pas être durcies, sauf en ce qui concerne les voyages non-essentiels "et à condition de donner des perspectives claires aux différents secteurs" touchés, avec un calendrier associant la situation sanitaire à ce qui pourrait être fait.

"Il faut donner un message positif à la population. Les vaccins arrivent et amélioreront la situation. On ne peut pas toujours interdire, interdire, interdire", a-t-il encore dit sur LN24.

D'autres voix se font entendre pour qu'une attention accrue soit désormais portée aux jeunes

Après avoir été stigmatisés et tenus en partie responsables du début de la deuxième vague de coronavirus, les jeunes trouvent aujourd'hui des voix pour les défendre. La commissaire aux droits des enfants en Flandre, Caroline Vrijens, appelle ainsi, dans une lettre ouverte, le comité de concertation à considérer les jeunes comme un groupe à risque. "Donnez leur la priorité dès que des assouplissements seront possibles. Les jeunes sont un groupe à risque, certainement du point de vue de la santé mentale. Ils sont forts mais ont des besoins propres qui sont aujourd'hui mis fortement sous pression", écrit-elle notamment.

Durant cette crise, on insiste trop sur les règles et le retard scolaire à rattraper. Or, "les jeunes ont besoin de reconnaissance. Il est totalement injuste de les pointer du doigt pour ce qu'ils ne font pas bien sans tenir compte des efforts qu'ils fournissent. Ils sont traités comme des adultes alors qu'ils ont d'autres besoins. Ils doivent tout comprendre et suivre sans contester malgré leurs propres besoins et leur cerveau en plein développement", souligne encore Caroline Vrijens en plaidant pour que des solutions créatives soient trouvées.

"Sur le terrain, tout le monde voit à quel point c'est urgent", ajoute-t-elle.

Côté francophone toujours, un groupe d'universitaires des différentes institutions de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de lancer une pétition plaidant pour que soit discutée la réouverture des auditoires dès la rentrée de février, accompagnée "d'un protocole scientifique complet de gestion du risque et d'étude des résultats".

"Il y a un véritable besoin de prise en charge de la santé mentale de la population. Dans nos universités et hautes-écoles, il est impératif de nous préoccuper de nos étudiants et de leur offrir une perspective de sortie de l'enfermement dans lequel ils et elles sont réduits", insistent-ils notamment.

Vendredi matin, cette pétition en ligne avait recueilli plus de 1.160 signatures.