Une vingtaine de trains P (trains de pointe) vers et depuis Bruxelles avaient déjà été retirés de l'offre depuis lundi 29 novembre. Dès aujourd'hui/lundi, une centaine de trains supplémentaires, qui concernent cinq relations ferroviaires, sont également supprimés quotidiennement. Un retour à l'offre complète sera effectué dès que possible, en fonction de l'évolution des chiffres liés aux maladies/quarantaines, espère la SNCB.

La SNCB souhaite limiter au maximum les désagréments pour ses voyageurs en adaptant temporairement son offre et ainsi éviter que, chaque jour, des trains ne doivent être supprimés de manière imprévue, justifie-t-elle. Elle renforcera la composition des trains de l'offre existante là où cela s'avère nécessaire, afin de garantir le confort de ses clients.

Concrètement, dès à présent, outre la suppression de certains trains P, un des quatre trains IC par heure entre Anvers et Bruxelles est supprimé en semaine. La liaison S32 entre Puurs, Essen et Roosendaal passe à une fréquence d'un train toutes les heures au lieu de toutes les demi-heures. Par ailleurs, les trains S53 entre Gand-Saint-Pierre et Lokeren sont quant à eux supprimés.

Les trains IC entre Mons et Aulnoye ainsi qu'entre Namur-Charleroi et Maubeuge sont également supprimés de manière provisoire (en semaine et durant le week-end). Les voyageurs se rendant en France sont invités à voyager via Lille.

Avec le renforcement des mesures Covid prises par le gouvernement, le nombre de voyageurs a à nouveau chuté à 70% des chiffres de fréquentation d'avant la crise sanitaire, constate la SNCB. En septembre et en octobre, le nombre de voyageurs était encore de 80% des volumes observés aux mêmes périodes en 2019.

L'association de voyageurs Navetteurs.be craint pour sa part que l'entreprise ferroviaire profite de l'occasion pour faire des économies sur ses frais d'exploitation et que cette situation se prolonge dans le temps jusqu'à devenir définitive. Outre les récentes suppressions, 18 trains P supplémentaires ne circulent plus depuis le 16 mars 2020 et des voyageurs sont pénalisés depuis cette date, rappelle l'organisation. Sur base des informations qu'elle a pu recouper, elle dénonce le fait que bon nombre de ces trains P ne sont pas réellement supprimés et qu'ils effectuent des voyages à vide alors que ces places supplémentaires permettraient d'apporter une sécurité tant pour les voyageurs que le personnel.