Parler d'une épidémie des non-vaccinés comme l'a fait M. De Croo vendredi au terme du comité de concertation, "je ne suis pas d'accord, et ce n'est d'ailleurs pas scientifiquement tout à fait exact" puisque les vaccinés peuvent encore contaminer, a affirmé M. Bouchez dans Matin Première (RTBF).

Ce n'est "pas correct" de parler "d'égoïstes et d'irresponsables" dès lors que la vaccination n'est pas obligatoire, a-t-il ajouté, voyant un risque de radicalisation chez les non-vaccinés s'ils sont "stigmatisés ou insultés".

Quant au pass sanitaire (Covid Safe Ticket), dont M. Borsus envisage désormais lui aussi l'extension au sud du pays pour certains secteurs très ciblés comme l'horeca, Georges-Louis Bouchez met en doute son efficacité.

Les catégories sociales les moins vaccinées sont, à ses yeux, les plus précarisées et les moins informées, et celles-ci "ne seraient pas touchées par un pass dans un restaurant ou dans un opéra", estime-t-il. Il réclame de travailler sur la pédagogie et l'approche de proximité, tout en faisant observer que "l'on n'est encore nulle part" dans la vaccination obligatoire du personnel des soins de santé.