Sabine Stordeur, coresponsable de la task-force vaccination, a répondu à diverses questions concernant la vaccination dans notre pays ce mardi sur le plateau de Questions en prime. Tout d'abord, Sabine Stordeur a tenu à rappeler qu'il était difficile pour le moment d'accélérer la stratégie de vaccination pour plusieurs raisons.

"Pour pouvoir vacciner, il faut avoir des vaccins. C'est la première condition. Pour l'instant, des vaccins, il n'y en a que deux qui sont disponibles sur le marché en Belgique : le Pfizer et le Moderna. Ceux-ci sont arrivés dans des quantités relativement modestes et arrivent sur une base hebdomadaire. Au 18 janvier, environ 350.000 doses ont été livrées en Belgique. Vu qu'il faut deux doses pour vacciner une personne nous ne savons vacciner que la moitié des résidents et du personnel de santé des maisons de repos. Ce n'est donc pas une question de vitesse de vaccination, c'est une question d'avoir à disposition les vaccins nécessaires pour lancer la campagne de vaccination."

Une stratégie qui va toutefois encore être retardée après l'annonce d'un report du calendrier de vaccination à cause du retard de livraison des doses Pfizer. "Tous les hôpitaux de toutes les régions de Belgique doivent s'aligner sur la planification. Nous sommes livrés sur une base nationale et ensuite l'allocation se fait proportionnellement par rapport à la population", indique Sabine Stordeur qui confirme donc que la Wallonie est elle aussi touchée par ces différents retards.

"Chaque jour, les informations venant de Pfizer varient. On tente d'être le plus prudent possible. On a essayé d'accélérer la stratégie de vaccination mais on ne peut pas l'accélérer indéfiniment. Il faut, dans un premier temps, assurer aux personnes qui ont reçu la première dose qu'elles recevront bien la deuxième dans les délais requis. La vaccination du personnel hospitalier sera programmée moins rapidement que ce que nous avions espéré la semaine dernière."

Même si de bonnes nouvelles venant du laboratoire pharmaceutique Pfizer arrivent, la membre de la task-force se veut toutefois prudente. "Nous avons eu des assurances que des livraisons allaient arriver sur des bases hebdomadaires mais nous préférons tout de même prendre nos précautions et ne pas prendre pour argent comptant les promesses qui sont avancées à plus ou moins long terme. La planification doit donc évoluer au jour le jour."