Belgique Derniers arbitrages, essentiellement budgétaires. Puis distribution des postes.

La rumeur du week-end faisait état d’un possible accord de gouvernement durant… la nuit dernière. "Non, pas du tout !" , disait-on dimanche dans l’entourage des négociateurs. "On n’est pas loin de la ligne d’arrivée - on la franchira sans doute cette semaine -, mais il reste encore un peu de travail." Essentiellement d’ordre budgétaire.

Samedi soir, les partenaires du futur gouvernement suédoisé (MR, N-VA, CD&V, Open VLD) devaient encore dénicher un peu moins de 800 millions d’euros sur une manne totale de 11 à 12 milliards nécessaires pour retrouver l’équilibre budgétaire.

Ces derniers jours, CD&V et N-VA auraient trouvé un terrain d’attente "sur des divergences d’appréciation". Les sociaux-chrétiens flamands continuent néanmoins de réclamer la mise en place d’une taxation sur les plus-values sur actions. "C’est toujours la bagarre. Le CD&V fait le forcing, mais les trois autres n’en veulent pas."

L’Open VLD aurait eu, lui, des apaisements concernant le respect d’une certaine forme d’orthodoxie budgétaire. Il est toutefois (quasi) acquis que l’équilibre ne sera pas atteint en 2016, comme le prévoit pourtant la trajectoire d’assainissement des finances publiques de la Belgique. Sera-ce alors pour 2017 ou 2018 ? "On parle toujours des deux dates", nous confie-t-on. "Ce sera en 2017 si possible, sinon en 2018." Trivial…

"Ce sont des considérations techniques", explique une autre source. "Dès qu’il y aura un accord sur les réformes structurelles à mener, nous pourrons les chiffrer" et connaître précisément la trajectoire de retour à l’équilibre. Laquelle est à remettre à l’Europe pour la mi-octobre.

Outre les derniers arbitrages budgétaires et programmatiques, les négociateurs doivent trancher la délicate question des portefeuilles ministériels. Et, corollaire, les libéraux francophones doivent encore donner des précisions sur l’avenir de Didier Reynders (MR). Acceptera-t-il d’être le vice-Premier de Charles Michel, si celui-ci devient chef du gouvernement comme cela semble devoir être le cas ? Ou voudra-t-il prendre la présidence du MR - il y a des élections tout début 2015 ?