Pour ce faire, il attend que les différents parlements aient approuvé l'accord de coopération conclu avec les Communautés et les Régions afin d'asseoir le traitement des données utilisées dans le cadre de la campagne de vaccination. La commission de la Santé s'est exécutée mardi à l'unanimité moins l'abstention du PTB. La Chambre devrait la suivre jeudi en séance plénière.

Malgré cette quasi-unanimité, de nombreuses de questions ont été soulevées sur les garanties de protection de la vie privée qui accompagneront le transfert de données relatives aux personnes souffrant de comorbidités appelées à être vaccinées en priorité aux côtés de la tranche d'âge des plus de 65 ans. Le Conseil d'Etat et l'Autorité de Protection des Données (APD) ont formulé d'importantes remarques et objections. Il en a été tenu compte dans l'accord de coopération, a assuré M. Vandenbroucke qui a toutefois rappelé la volonté des différents ministres de la Santé d'un "cadre flexible"

Des données seront communiquées par les mutualités et les médecins traitants. Le ministre fédéral a souligné qu'il ne s'agira nullement de transmettre le type de comorbidité dont souffre un patient mais seulement le fait qu'il souffre d'une comorbidité, que les informations -anonymisées ou pseudonymisées- seront utilisées uniquement dans le cadre de la vaccination et que la banque de données sera détruite dans les 5 jours qui suivent l'arrêté royal proclamant la fin de la pandémie en Belgique.

"Ce n'est pas une banque de données des personnes vulnérables mais une banque de donnée contenant des codes afin de donner une priorité dans les personnes à vacciner", a-t-il ajouté.