Belgique

La ville de Turnhout (province d'Anvers) est entrée en crise politique après la chute de la majorité au pouvoir dans cette localité de quelque 40.000 habitants à la suite d'un vote de défiance lundi soir d'une majorité de conseillers, dont six des onze élus N-VA, qui ont désapprouvé l'action de la coalition rassemblant le CD&V, le sp.a et ... le parti nationaliste flamand. 

Vingt des 35 conseillers ont voté contre la politique menée par le collège communal à propos d'un plan pluriannuel prévoyant des économies pour un montant de 50 millions d'euros, au risque de rendre la ville ingouvernable.

Le collège avait déjà trouvé 40 millions et le désaccord entre les partenaires portait sur les moyens d'épargner les dix millions restants.

C'est la seconde fois en trois ans que la majorité est ainsi renversée, a souligné mardi la conseillère communale Astrid Wittebolle (Groen, dans l'opposition).

"Ce qui m'étonne, c'est que même l'un des échevins (de la liste N-VA) a voté contre", a pour sa part commenté un élu (Open VLD), Pierre Gladiné de la liste d'opposition De Stadslijst.

Plusieurs élus ont réclamé une médiation de la gouverneure de la province d'Anvers, Cathy Berx, pour résoudre cette crise interne à la N-VA.

Mais Mme Berx a indiqué mardi qu'elle n'avait pas encore été approchée.

Au cabinet du ministre flamand des Affaires intérieures, Geert Bourgeois (N-VA), qui a la tutelle sur les communes, on affirmait mardi matin que la lettre faisant état de la crise à Turnhout ne lui était pas encore parvenue. Ce n'est qu'après réception de ce courrier que M. Bourgeois pourra enclencher la procédure de désignation de la gouverneure comme médiatrice, a-t-on ajouté de même source.