Ces dernières années, la situation des élevages de chiens a fait l'objet de beaucoup d'attention et de nombreuses plaintes. Certains chiots, importés sur de longues distances, sont adoptés trop jeunes, non-vaccinés, victimes de consanguinités et mal socialisés. Ils en subissent les conséquences durant toute leur vie, tout comme les personnes qui les adoptent, rappelle la ministre wallonne du Bien-être animal, Céline Tellier.

Concrètement, le projet d'arrêté prévoit de revoir à la hausse les normes minimales de détention, jusqu'à doubler les surfaces minimales pour les chiens et les chats. Sauf contre-indication vétérinaire, les animaux ne pourront pas être détenus seuls en permanence.

Une formation sera par ailleurs obligatoire pour les gestionnaires des établissements, ou au moins pour un membre de leur personnel.

Le texte prévoit en outre de renforcer l'information disponible pour le candidat-acquéreur sur base d'une liste de questions à se poser avant d'acquérir un animal et de cadrer, avec une convention, le recours à des familles d'accueil - notamment pour des chatons - dans les refuges.

Le projet d'arrêté propose encore de limiter le nombre de portées par femelle reproductrice, de fixer un âge minimum et maximum pour les gestations et d'augmenter le temps consacré aux soins et à la socialisation des chiens et des chats.

Enfin, différentes mesures sont avancées pour limiter l'importation de chiots, dont la suppression du statut d'éleveur-commerçant, afin de favoriser les éleveurs de qualité en Wallonie, mis aujourd'hui en concurrence avec les opérateurs qui revendent des animaux issus d'élevages étrangers, élevés et importés dans des conditions désastreuses pour le bien-être des animaux.

Le texte va désormais être soumis à la concertation par l'intermédiaire du Conseil wallon du Bien-être des Animaux.