Invitée sur Radio 1 dans l'émission "De ochtend", la Première ministre Sophie Wilmès s'est exprimée sur plusieurs thèmes. Elle a notamment évoqué ce samedi 26 septembre le 'baromètre corona' qui serait prêt pour le mardi 29 septembre.

A quoi servira ce baromètre ? Sophie Wilmès s'est expliquée : "Le baromètre doit devenir un instrument permettant de mieux mesurer l'évolution de l'épidémie de coronavirus et par la suite d'associer un ensemble de mesures adaptées.

Les consultations auprès des médecins généralistes concernant des problèmes respiratoires, dont le Covid-19, seront répertoriées sur la base d'un dossier médical électronique, qui fera évoluer automatiquement le nombre de patients souffrant de troubles respiratoires. 

Le baromètre offrira la possibilité au secteur des soins de santé de suivre l'évolution de la situation des soins de première ligne. Ceux-ci disposeront donc, grâce à cette cartographie des données, des informations relatives à la propagation du coronavirus à l'avance puisque l'augmentation du nombre de consultations en raison de problèmes respiratoires chez les médecins généralistes se traduit généralement par une augmentation des admissions à l'hôpital deux semaines plus tard.

Plusieurs critiques ont été émises à propos du baromètre. Plusieurs personnes ont regretté qu'il ne soit pas prêt mercredi dernier, à l'occasion du CNS. La Première ministre a expliqué, pour sa part, que "tout dépendait de la Celeval". "Ils (les experts de la Celeval, ndlr.) sont fort occupés", a assuré Tom Auwers, haut responsable du SPF Santé publique et président du groupe consultatif qui doit mettre en oeuvre le nouveau plan; à nos confrères de HLN.

Pour le virologue Steven Van Gucht, il est également important qu'un plan soit rapidement établi selon les seuils d'infections du baromètre. "Mettre les choses sur papier c'est bien, l'appliquer dans la réalité c'est mieux. Pour que le système soit effectivement suivi par tous, une consultation préalable est nécessaire, y compris avec les différentes régions".

Mieux vaut ne pas trop attendre, selon le virologue de Sciensano : "Nous n'avons pas non plus à rester assis à attendre le plan ! Regardez les mesures que Bruxelles a mises en œuvre ce week-end."

Au sein du groupe d'experts, la discorde serait encore bien présente notamment à cause du "contradictoire" Lieven Annemans, économiste de la santé. Il préconiserait une "bulle" de dix contacts étroits permanents et nierait la présence d'une deuxième vague au sein du comité.