Sébastian Pirlot, le bourgmestre de Chiny et ancien parlementaire PS, passe au MR. L'annonce de cette arrivée sera officialisée ce mercredi lors d'une conférence de presse organisée dans la commune de la province de Luxembourg par le parti de Georges-Louis Bouchez.

Les raisons qui ont motivé l'évolution politique du bourgmestre (du PS vers le MR, donc) sont au moins de deux ordres : 1) des raisons liées à la vision de l'économie (Sébastian Pirlot était très critique à l'égard de la ligne plus à gauche adoptée par le PS afin de contrer le PTB) ; 2) des raisons philosophiques (ses convictions, très laïques, ont été heurtées par les récentes prises de position du PS sur le voile islamique).

Par le passé, Sébastian Pirlot se classait, comme socialiste, sur une ligne politique sociale-démocrate, de type rocardien ou strauss-kahnien.

Comme parlementaire, il ne s'était pas représenté aux élections de mai 2019 et avait quitté le PS, se consacrant depuis lors à la gestion de sa commune.

Un fan de fake news

Toutefois, en octobre 2019, les activités de Sébastian Pirlot dans le monde des affaires avaient suscité une enquête du magazine d'investigation Médor. Nos confrères pointaient entre autres "une confusion des genres" de la part du bourgmestre, ce dernier ayant créé une société de communication s'occupant notamment de la campagne de plusieurs candidats aux élections. Sur le blog de cette entreprise, on retrouvait entre autres un article de Sébastian Pirlot vantant le recours aux... fake news dans le but de gagner la bataille de la com'.

Parmi les fondateurs de "Game of Coms" (le nom de la société en question), deux noms bien connus étaient pointés par Médor : le bourgmestre libéral de Tintigny Benoit Piedboeuf (devenu chef de groupe MR à la Chambre fin octobre 2019) et Benoît Lutgen, bourgmestre de Bastogne et alors président du CDH. Les deux élus avaient toutefois cédé leurs partis dans l'entreprise.