Le ville de Knokke-Heist a connu des soirées chamboulées ces derniers jours. 265 amendes ont déjà été délivrées à des jeunes qui faisaient la fête ce mois-ci. Il s'agit la plupart du temps de mineurs francophones qui sont déposés par leurs parents dans leur résidence secondaire et qui sortent faire la fête le soir.

Le bourgmestre Piet De Groote veut maintenant savoir quelle punition les parents peuvent recevoir. "Je vais voir si je ne peux pas poursuivre leurs parents pour l'organisation d'une fête. Si cela se reproduit à l'avenir, je chercherai également à déposer une plainte pour atteinte à l'image et négligence envers les enfants", a affirmé le bourgmestre sur Radio 2.


Des policiers comme "baby-sitting"

Il s'agit d'un problème récurrent dans la station balnéaire pendant les vacances. Mais en période de coronavirus, c'est encore pire, explique Anthony Wittesaele, conseiller municipal chargé du tourisme, auprès de la VRT. "Nous constatons de plus en plus que les parents déposent leurs enfants dans leurs appartements et qu'ils considèrent les policiers comme une sorte de "service de baby-sitting". Nos policiers sont déjà sur le qui-vive, ils ont d'autres choses à faire. Je n'appellerais pas ces jeunes "nouveaux riches", mais des enfants gâtés qui sont en fait abandonnés par leurs parents."

Le bourgmestre a en outre tenu à saluer l'état d'esprit des policiers de sa commune qui ont, selon lui, adopté une " approche douce et rationnelle" en verbalisant ces jeunes " principalement âgés de 14 à 15 ans".