Le cabinet De Block se défend face aux révélations sur la destruction de masques.

La Belgique a procédé l’an dernier à la destruction d’un stock stratégique de 6 millions de masques de protection de type FFP2, sans les remplacer. Le cabinet De Block donne une autre version des faits, lundi soir, que celle rapportée par Le Vif. "L’ancien stock stratégique était stocké à la Défense mais pas dans de bonnes conditions. Les masques étaient ainsi devenus inutilisables " , rappelle-t-il. Le stock a donc été détruit "en 2017 " , mais cela n’est pas resté sans suite, affirme-t-il.

L’idée était cependant de ne pas "répéter les erreurs du passé " , et donc d’opter pour un stock fonctionnant différemment : un stock " tournant " , dont une partie serait régulièrement mise sur le marché pour éviter que l’intégralité du stock ne périme à un moment.

Un "plan" a bien été demandé en ce sens au SPF Santé publique, mais une telle solution globale est plus complexe. " Cela prend donc du temps, il faut passer par des adaptations législatives, contractuelles, etc." , a expliqué un porte-parole de la ministre De Block. "Acheter des masques sans plan revient à gaspiller l’argent du contribuable", tranche le cabinet, qui se défend d’être resté inactif.