Le parti humaniste juge intolérable le départ précipité des échevins carolos


CHARLEROI Le cdH a réagi lundi, par la voix de l'échevin des Finances Jean-Jacques Viseur et de la chef de groupe au conseil communal Véronique Salvi, à la démission annoncée lundi des deux échevins Chastel et Sonnet. Pour Véronique Salvi, le MR a "mangé sa parole" et a adopté une attitude intolérable et irresponsable en quittant la majorité.

Il s'agit, a-t-elle dit, de ne pas laisser la ville aux mains du PS, pas plus que de surfer sur la vague électorale. Quant à Jean-Jacques Viseur, il a rappelé que la démission de Jean-Pol Demacq, même si elle avait été acquise difficilement, l'avait bien été par écrit, et qu'elle entrait immédiatement en application.
Pour lui, s'il y a bien eu un communiqué annonçant la démission de l'échevin pour le 25 juin, elle n'émanait pas du collège, mais bien d'une partie du PS.

Jean-Jacques Viseur a aussi posé la question de savoir quel était le "plan B" de Didier Reynders, qui a manifestement fait pression sur Olivier Chastel depuis samedi, alors que celui-ci avait annoncé ne pas vouloir prendre Charleroi en otage.

Si le cdH suivait le mouvement du MR, la ville serait demain gérée par sept échevins PS, et ce n'est pas ce que l'électeur a voulu, a rappelé l'échevin cdH, pour qui on a le choix entre le PS et le chaos.

Il a concédé que rien n'était facile dans la gestion de Charleroi, mais il a rappelé les acquis déjà obtenus: bureau d'éthique, comité d'audit, cellule des marchés publics, notamment.

Jean-Jacques Viseur a donc proposé que le collège communal décide dès ce mardi la convocation d'un conseil communal extraordinaire dans les 72 heures, pour acter les démissions des échevins Demacq, Chastel et Sonnet.
Il a suggéré de "ne pas se précipiter" mais de temporiser et de se contenter d'un collège en charge des "affaires prudentes" jusqu'aux élections du 10 juin.
"Le 11 juin, une fois les esprits apaisés, nous pourrions nous retrouver et rediscuter du bilan et de l'avenir en restant ouverts à toutes les solutions, y compris un retour du MR".

Jean-Jacques Viseur a cependant indiqué que si le MR ne revenait pas, ce qui obligerait le PS à travailler en alliance avec le seul cdH, on devrait renégocier la répartition des responsabilités au sein du collège communal, le cdH ne pouvant se contenter d'un seul siège au sein du collège, comme c'est le cas maintenant: "nous aurions alors des revendications", a-t-il indiqué.