Fleuristes, sportifs et amateurs de culture devront encore patienter.

Si les modalités de la phase de déconfinement annoncées ce mercredi sont globalement bien perçues, il restera évidemment quelques déçus. À commencer par les fleuristes, qui, après avoir perdu d’importantes rentrées financières lors du 1er mai, ne devraient pas pouvoir rouvrir pour la fête des Mères.

Il se susurre toutefois que l’Union royale des fleuristes de Belgique, puissant lobby, pourrait faire pression dans les prochains jours pour tenter de faire fléchir le gouvernement et que celui-ci autoriserait finalement les fleuristes à ouvrir un jour plus tôt que prévu.

Autres déçus : les professions paramédicales non urgentes (logopèdes, diététiciens…) devront attendre le 18 mai au plus tôt pour pouvoir à nouveau accueillir des patients dans leurs cabinets.

Il en va de même pour les affiliés à des sports collectifs, qui ont vu hier s’envoler tout espoir de terminer la saison. Les compétitions sont annulées jusqu’au 31 juillet. Par ailleurs, l’organisation d’entraînements collectifs est toujours interdite. La faisabilité d’autoriser à nouveau ces entraînements devra en effet être débattue lors des prochains Conseils nationaux de sécurité, notamment pour la date du lundi 18 mai prochain.

Enfin, mais c’était prévu depuis plusieurs semaines, les cafés, bars, restaurants ainsi que lieux culturels (musées, salles de concert…), attractifs (parcs d’attractions par exemple) ou récréatifs (piscines publiques…) ne rouvriront pas leurs portes ce lundi. Il est toutefois envisagé certaines réouvertures pour le 18 mai, comme pour les musées, par exemple.

Enfin, la Fédération nationale du commerce ambulant se dit "très déçue" de ne pas pouvoir reprendre une activité le 11 mai, a indiqué à Belga son président, Léonard Monami. Cependant, le secteur a été contacté par le cabinet de la Première ministre en fin d’après-midi, lui indiquant qu’une reprise est "envisagée à partir du 18", après examen des conditions avec les experts.