Le Comité R s'est notamment penché sur l'affaire Jürgen Conings, qu'il considère comme "une illustration des manquements constatés ces dix dernières années au sein des services de renseignement": manque d'effectifs, grande rotation du personnel, perte d'expérience, aucune politique claire en matière d'extrémisme, échange d'informations défaillant au sein de la Défense et entre les différents acteurs de la sécurité...

"La marge d'amélioration est importante", note le Comité, qui demande une refonte totale du SGRS et plaide pour un screening plus approfondi des membres du personnel de la Défense, tant civils que militaires.

Certains d'entre eux, apprend-on, n'ont jamais été soumis à un tel screening de sécurité au moment de leur candidature, recrutement ou au cours de leur carrière, ou seulement une fois.

Le Comité R épingle aussi la "nonchalance et l'irresponsabilité" de l'Autorité nationale de sécurité. "Cet organisme public qui délivre les habilitations de sécurité n'est pas connecté à la banque de données commune. Elle n'en a même pas fait la demande", écrit Sudinfo. Cette banque, gérée par l'Ocam, reprend tous les individus fichés pour la menace qu'ils représentent.

L'organisme pointe aussi un manque de vigilance vis-à-vis des "dizaines d'étudiants militaires étrangers qui fréquentent nos universités" et demande une analyse de risque avant de les accueillir.