Après les décisions prises par le Codeco et la fermeture du secteur culturel, de nombreuses voix s'étaient élevées. Un recours devant la Conseil d'Etat avait également été introduit par le producteur Mathieu Pinte, qui demandait la suspension de l’arrêté royal ordonnant la fermeture des salles de théâtre (entre autres).

On apprend ce mardi que le Conseil d'Etat lui a donné raison. Les salles de théâtre peuvent donc rouvrir dès à présent.

La décision du Conseil d'Etat était attendue. Le recours en extrême urgence avait été déposé dès le 25 décembre par Mathieu Pinte, producteur de théâtre.

Pour Mathieu Sinte, l'enjeu était de pouvoir jouer, à Auderghem, son nouveau spectacle « Demain, c'était mieux », prévu ces mardi, mercredi et jeudi soir.

Le dossier qui l'opposait à l'Etat belge, a été plaidé ce mardi matin. Le producteur, représenté par Me François Viseur, réclamait la suspension de l'arrêté royal qui ordonne notamment la fermeture des salles de théâtre pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, comme l'a décidé le Codeco du 22 décembre.

Le Conseil d'Etat estime que "l’acte attaqué ne démontre pas en quoi les salles de spectacle relevant du secteur culturel seraient des lieux particulièrement dangereux pour la santé et la vie des personnes en tant qu’ils favoriseraient la propagation du coronavirus, au point qu’il soit nécessaire d’en ordonner la fermeture. Si le variant Omicron est plus contagieux que d’autres variants de la COVID-19 et nécessite des mesures sanitaires renforcées, encore faut-il démontrer concrètement en quoi la mesure de fermeture ici préconisée est incontournable pour faire face à un tel danger pour la population. Par ailleurs, le présent arrêt se limite à suspendre cette mesure de fermeture aux seuls espaces intérieurs relevant des établissements culturels de sorte que l’impact de cette suspension est limité et clairement circonscrit. Vu le bref délai dans lequel le Conseil d’État est amené à se prononcer, il considère, prima facie, que cette balance d’intérêts n’a pas lieu d’être, en l’espèce."