Dans une courte vidéo diffusée sur Twitter, Bart de Wever est revenu sur la mission de préformation qui lui avait été confiée, ainsi que sur ces dernières semaines de crise.

Le dirigeant nationaliste a commencé son allocution par les "jours sombres" qui attendent le pays et les défis qui se posent à lui, en particulier le coronavirus et le Brexit. "Des milliers d'entrepreneurs se battent pour la survie de leur affaire, les revenus de dizaines de milliers de ménages sont en jeu. Personne n'en sentira plus les effets que les Flamands", a-t-il averti.

Il a ensuite abordé la mission de préformation, menée conjointement avec Paul Magnette, qui s'est soldée par un échec: "On avait encore besoin d'un parti, d'un seul pour former un gouvernement majoritaire de plein exercice, un gouvernement d'une durée limitée mais avec un programme clair et fort où chaque parti compte et peut compter sur la confiance des autres (...) Je regrette profondément que le courage politique fasse encore défaut pour arrêter enfin le carrousel de la formation gouvernementale", a-t-il déclaré, non sans amertume.

Cinq partis - PS, sp.a, cdH, CD&V et N-VA - étaient prêts à considérer comme un point de départ d'une négociation l'"accord de base" auquel étaient parvenus socialistes francophones et nationalistes flamands. "L'accord n'était pas à prendre ou à laisser mais offrait une base solide et donc une grande chance de succès. Je pense que l'on aurait pu faire un accord solide", a expliqué M. De Wever.

L'accord prévoyait notamment de stimuler l'économie et l'emploi par une baisse des impôts, d'augmenter le pouvoir d'achat par des mesures sociales, comme le relèvement des basses pensions, notamment pour les indépendants, de relever le défi climatique par la prolongation d'une capacité nucléaire, et enfin ouvrait la porte à une réforme de l'État. Le président de la NV-A a insisté sur ce dernier point, cher aux nationalistes, car selon lui, "le coronavirus a, plus que jamais, montré à quel point ce pays était inefficace". "C’est pourquoi il faut renforcer les Régions qui fonctionnent démocratiquement, contrairement au fédéral où les affaires courantes sont devenues la norme. Cela doit s’arrêter", a-t-il poursuivi.

"Je sais que conclure un accord est plus difficile que de torpiller une solution ou de crier depuis le banc de touche", a conclu Bart De Wever avant de remercier ceux qui ont osé s’impliquer dans les discussions.