Après l'agression de Fanny Appes jeudi, le Conseil des Femmes Francophone de Belgique tape du poing

Sylvie Lausberg, présidente du Conseil des Femmes Francophones de Belgique dénonce à nouveau le manque de prise en compte des victimes de violences conjugales dans notre pays. Jeudi, l'athlète Fanny Appes a été attaquée au couteau par son ex-compagnon. Elle avait pourtant porté plainte à plusieurs reprises contre lui. 

"On dénonce sans arrêt les féminicides et les violences conjugales. On le clame depuis longtemps : les femmes ne sont pas suffisamment protégées en Belgique!", dénonce Sylvie Lausberg. "Notre pays est en défaut par rapports aux conventions internationales. La Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique exige que qu’on applique la politique des quatre P: pour la prévention, la protection des victimes, la poursuite des agresseurs et la mise en place de politiques intégrées. Ceci afin que tous les domaines travaillent de concert sur cette problématique. Il faut bien admettre qu’on n’en est nulle part!" , déplore-t-elle.

Selon la militante, la Belgique fait partie des pires pays européens en la matière.

"En France, suite au Grenelle, des budgets ont été dégagés. En Belgique, on attend toujours le plan d’action contre les violences conjugales pour la période 2020/2024. On est déjà en février et on n’a pas de nouvelles de ce plan. Je le redis, on en est nulle part et c’est dramatique. La situation devrait s’améliorer mais c’est tout le contraire qui se passe."