Une CIM Santé se réunira ce mercredi soir pour discuter de l'administration de la 3e dose de vaccin contre le coronavirus, a indiqué le cabinet du ministre flamand de la Santé, Wouter Beke. Selon la RTBF, le Conseil supérieur de la Santé (CSS), dont l'avis était attendu, estime qu'il existe des bases scientifiques pour accélérer l'administration d'une dose "booster" de vaccin. Le CSS ne se prononce par contre pas sur l'échéance, laissant cette décision aux ministres.

Le délai entre la 2e et la 3e dose des vaccins ARNm Pfizer et Moderna pourrait être réduite à 4 mois. C'est en tout cas ce que préconise la Task Force Vaccination, qui, vu la situation, recommande donc d'envoyer les invitations à la vaccination 4 mois après un schéma complet de primo-vaccination avec un vaccin Pfizer ou Moderna. Les délais de deux mois pour Johnson &Johnson et des 4 mois après le vaccin Astra Zeneca resteraient quant à eux inchangés, a appris Belga mercredi soir à bonne source. A l'heure actuelle, le délai entre la 2e et la 3e dose de vaccin est fixée à deux mois pour le Johnson&Johnson, à 4 mois pour l'Astra Zeneca et à 6 mois pour les vaccins Pfizer et Moderna.

Côté wallon, "on suivra les avis scientifiques" - celui de la task force vaccination mais aussi ceux du Conseil supérieur de la Santé et de l'EMA, l'agence européenne des médicaments, tous favorables à un raccourcissement des délais face à l'émergence du variant Omicron - tout en tenant compte des doses de vaccin disponibles, explique-t-on au cabinet de la ministre régionale de la Santé, Christie Morreale.

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans, qui a également fait l'objet d'un avis du Conseil supérieur de la Santé", ne devrait quant à elle pas être abordée ce mercredi soir. A bonne source, cet avis serait très prudent en raison du manque de base scientifique évidente à ce stade pour encourager la vaccination, sauf pour les enfants les plus fragiles. La liberté de vacciner serait toutefois laissée aux parents et aux prestataires de soins.