Dries Van Langenhove a fait le voyage jusqu'à Paris alors que les voyages non essentiels vers l'étranger sont interdits pour les personnes ayant leur résidence principale en Belgique.

Selon le député Vlaams Belang, interrogé par l'agence Belga, se rendre à Paris était un déplacement essentiel. "J'ai, en tant que député, une série de devoirs à remplir", se justifie Dries Van Langenhove, qui précise qu'il se mettra en quarantaine s'il devait présenter des symptômes.

Van Langenhove est visible sur des photos de la manifestation à Paris, aux côtés d'autres manifestants, avec un pull portant le logo de l'organisation "Schild & Vrienden".

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Créé en 2012, Génération identitaire, dont le siège historique est installé à Lyon, revendique 2.800 adhérents mais le nombre de ses militants et sympathisants est plutôt estimé par les spécialistes à 800 tout au plus.

Sa dissolution a été évoquée pour la première fois le 26 janvier par le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin qui s'est dit "scandalisé" par une opération anti-migrants du groupuscule d'extrême droite dans les Pyrénées. Le 13 février, M. Darmanin a annoncé avoir engagé la procédure de dissolution du groupe, donnant 10 jours à l'organisation pour faire valoir ses arguments.

Van Grieken défend la présence de Van Langenhove à Paris

Le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, a défendu le déplacement du député Dries Van Langenhove à Paris pour participer à une manifestation contre l'éventuelle dissolution du mouvement d'extrême droite Génération Identitaire. "Défendre la liberté d'expression est toujours essentiel", répond-il à la critique selon laquelle le voyage de son comparse de parti contredirait l'interdiction des voyages non essentiels. Van Grieken a déclaré à la VRT qu'il avait été informé avant le voyage par Dries Van Langenhove, le chef de Schild & Vrienden élu sur une liste du Vlaams Belang. "Je n'ai aucun problème avec cela. Notre liberté d'expression est sous pression. Nous ne sommes plus autorisés à nous réunir comme nous le voulons. Nous sommes à peine autorisés à partager quoi que ce soit sur les réseaux sociaux. Cela me semble essentiel".

Sur Twitter, Tom Van Grieken dénonce l'attitude des médias. Selon lui, ils réagissent à peine quand quelqu'un franchit la frontière pour aller chez le coiffeur ou dans un commerce mais se cabrent quand on passe la frontière pour défendre la liberté d'expression. "La censure est à la hausse, mais le quatrième pouvoir est endormi", écrit-il.