De la réduction des embouteillages et de leur coût économique (2,3 milliards par an selon le Bureau du Plan, rappelle le fédéral) à l'amélioration de la santé et du moral en passant par une réduction des gaz à effet de serre liés au transport, le gouvernement n'y voit que des avantages, derrière lesquels se range désormais tout l'exécutif.

Le gouvernement souhaite entre autres étudier les possibilités de généraliser l'indemnité vélo, qui est actuellement un choix facultatif et volontaire de l'employeur. On programme aussi des investissements d'infrastructure pour installer des "cycloroutes", par exemple le long des axes ferroviaires, et on travaille à une meilleure multimodalité train-vélo.

Sur le plan de la sécurité, le gouvernement pense à la mise en place d'un registre central des vélos qui permettrait de repérer si un vélo vendu a été volé.

Le plan devrait être évalué tous les mois de septembre. "Be Cyclist" est coordonné par le ministre de la mobilité, Georges Gilkinet.

Le plan se décline dans toutes les compétences des différents ministres. Ainsi, pour ce qui est de la fonction publique, la ministre Petra De Sutter (Groen) annonce l'objectif de doubler d'ici à 2024 la proportion de fonctionnaires fédéraux qui viennent travailler à vélo, qui est actuellement d'un sur dix.

Pour cela, une analyse des infrastructures existantes autour des bâtiments des autorités publiques fédérales est prévue, et différentes solutions envisagées: incitant à l'achat de matériel, location ou leasing, indemnité vélo à combiner, etc.

"L'objectif est de rendre le choix de se déplacer à vélo simple et évident", communique Petra De Sutter.