Sans surprise, la motion de confiance a été adoptée majorité contre opposition. Le député CD&V Hendrik Bogaert, qui s'était opposé à la participation de son parti à la Vivaldi, a également voté pour. Un seul vote manquait à l'appel, celui de Marc Goblet (PS), absent pour raisons de santé.

Les sept partis de la coalition Vivaldi (Open Vld, MR, PS, sp.a, Ecolo-Groen et CD&V) ont donc validé la confiance, tout comme le député indépendant Emir Kir (ex-PS). "Nous vous accordons aujourd'hui notre confiance pour nourrir l'espoir", a déclaré le nouveau chef de groupe Ecolo Gilles Vanden Burre. "Avanti ! ", a exhorté le chef de groupe PS Ahmed Laaouej. "Un programme libéral, social et durable", a souligné le chef de groupe MR Benoît Piedboeuf.

Dans l'opposition, les partis centristes cdH et DéFI ont privilégié l'abstention. "Nous vous laissons le bénéfice du doute", a déclaré Catherine Fonck (cdH). "Les partis qui ne veulent pas de ce gouvernement nous ont offert un spectacle lamentable d'obstruction parlementaire", s'est insurgée Sophie Rohonyi (DéFI), en référence au débat de vendredi sur la déclaration gouvernementale qui s'est terminé dans la nuit.

Les nationalistes flamands de la N-VA, l'extême-droite du Vlaams Belang, les communistes du PTB ont voté contre. "Tant que vous continuerez à demander une confiance aveugle, nous ne l'accorderons pas", a justifié le chef de groupe N-VA Peter De Roover. "Arrêtez de nous parler d'une histoire qui nous lie tous si vous n'apportez pas de la justice sociale", a lancé Raoul Hedebouw (PTB).

Ce vote conclut une séquence de trois jours de débats parlementaires menés exceptionnellement dans l'hémicycle du Parlement européen, afin de permettre aux 150 députés d'y participer dans le respect des mesures de distanciation physique.

Le gouvernement De Croo est donc à présent juridiquement de plein exercice sur l'ensemble de ses compétences, a priori jusqu'aux prochaines élections fédérales programmées en 2024.