L'exploitant Engie Electrabel avait reçu il y a cinq ans l'autorisation du fédéral de maintenir les réacteurs nucléaires Doel 1 et Doel 2 en service pour dix années supplémentaires, soit jusqu'en 2025, sous réserve de travaux de modernisation. Inter-Environnement Wallonie et Bond Beter Leefmilieu avaient alors introduit un recours devant la Cour constitutionnelle, soulignant qu'aucune étude d'incidences environnementales qui inclut la participation de la population et une consultation transfrontalière n'avait été menée. 

La Cour a donné raison aux deux organisations de défense de l'environnement le 5 mars dernier, même si la décision maintient les effets de la loi jusqu'au 31 décembre 2022. D'ici là, un rapport d'incidence environnementale doit être produit avant de voter une nouvelle loi. Interrogée à ce sujet en commission de la Chambre, Tinne Van der Straeten a indiqué que "l'accord de gouvernement confirme la loi de sortie du nucléaire et respecte le calendrier qui y est fixé." "Vous savez ce que ce calendrier implique: Doel 1 et Doel 2 fermeront en 2025. Je suis ici pour mettre en oeuvre l'accord."

 Concrètement, le Parlement doit néanmoins amender cette loi sur la sortie du nucléaire, a souligné Mme Van der Straeten. L'étude d'impact environnemental devrait être achevée d'ici la fin de 2021. Les citoyens peuvent soumettre leurs commentaires dans le cadre de consultations nationales et transfrontalières dans un rayon de 1.000 kilomètres autour des réacteurs. Les travaux législatifs se dérouleront avant 2022, selon la ministre. Dans tous les cas, le ministre veut observer strictement toutes les directives européennes.