Dans sa note de politique générale, la ministre souligne l'importance de ces participations. Interrogée quant à savoir si cela signifiait que le gouvernement ne toucherait pas à celles-ci au cours de la législature, une porte-parole de la ministre a confirmé qu'il n'en serait rien. Le gouvernement Michel avait toutefois ouvert la porte, via un changement législatif, à un désengagement de l'État sous le seuil de 50% au capital de Proximus et Bpost.

L'année dernière, le prédécesseur de Petra De Sutter, le libéral flamand Philippe De Backer, avait plaidé pour une réduction de la part de l'État belge au capital de Proximus, estimant qu'"un gouvernement dirige un pays, pas des entreprises". Les participations de l'État dans Proximus et Bpost n'en sont pas moins des sources de dividendes, à hauteur, en temps normal, de plusieurs centaines de millions d'euros par an.