Environ 20 % des sondés jugent la gestion de la crise du gouvernement De Croo moins bonne que celle de Wilmès. 

" Il n’y a pas de tendance très nette. Une bonne majorité de Belges considère qu’on est dans un registre relativement identique. On n’a pas de différenciation nette entre ce que fait De Croo et ce que faisait Wilmès. À peu près le même nombre considère que c’est mieux ou moins bien ", souligne Pascal Delwit, politologue à l’ULB. " Pourtant, la première approche du gouvernement De Croo était en contradiction avec la dernière approche du gouvernement Wilmès, dans une logique d’ouverture, de libération, alors que la première approche de De Croo était au contraire une approche de fermeture, avec un aspect plus coercitif. Mais ces choses s’oublient vite car chaque jour modifie la donne. D’ailleurs, les données n’étaient pas exactement les mêmes : le gouvernement Wilmès était encore dans une configuration de fin d’été, d’ouverture, Alexander De Croo était face au déclenchement de la deuxième vague. En outre, on avait deux profils très différents comme ministre de la Santé : dès mai, Maggie De Block était passée à l’arrière-plan, alors que Frank Vandenbroucke est lui la personnalité à l’avant-plan dans son registre plutôt rigide, dur dans la communication, pas très empathique et très rationalisant. Mais en octobre, il y avait cette attente d’une affirmation d’autorité. Il l’a remplie, même s’il y a eu le contre effet de considérer qu’il était trop autoritaire. "

© D.R.