Au total, pas moins de 39 % des jeunes sondés affirment s’être fait dépister durant la seconde vague du coronavirus. Et 40 % d’entre eux affirment avoir été diagnostiqués positifs.

Une proportion bien plus grande que dans les autres classes d’âge et qui est révélatrice d’un comportement plus à risque de la part de personnes qui, justement, encourent le moins de risques sur le plan sanitaire. Un comportement qui incitera une partie importante d’entre eux (48 %) à ne pas se faire vacciner dans les prochains mois. Un sur trois estime même que le vaccin sera inefficace.

"Le fait que près d’un jeune sur deux ne veuille pas se faire vacciner est problématique car cela pourrait mettre à mal la stratégie nationale de vaccination ", confie Sophie Lucas, immunologue à l’Institut de Duve de l’UCLouvain. "Ces jeunes estiment sans doute ne pas devoir se faire vacciner car ils ne font pas partie des catégories à risques. Ils ne se sentent donc pas concernés. Je peux le comprendre. Mais c’est une erreur car, même si c’est rare, il arrive que des jeunes soient durement touchés par le coronavirus et que certains en décèdent. Enfin, trop peu d’entre eux ont déjà fait le Covid pour pouvoir considérer être protégés sans vaccin."

Selon l’experte en immunologie, il faut aussi que les jeunes participent à l’effort collectif. "L’objectif de ce vaccin n’est pas seulement de se protéger soi-même, il est aussi de protéger les autres, confirme Sophie Lucas. Même si on ne sait pas encore actuellement si le fait de se faire vacciner empêchera aussi la propagation du virus, on sait que le vaccin empêche la forme sévère de la maladie, celle qui tue. Cela ne peut être que profitable à la société. Il est donc important qu’une grande partie de la population, jeunes y compris, se fasse vacciner."

© IPM

*Le baromètre dont nous vous révélons les principaux résultats a été commandé par La Dernière Heure, La Libre et L’Avenir et a été réalisé par Dedicated. Ce sondage a été effectué auprès de 706 Wallons et 298 Bruxellois âgés de 18 ans et plus, via Internet. La sélection des répondants a été réalisée par Internet dans le respect des quotas sur les principaux critères sociodémographiques (genre, âge…) et répartie de façon représentative entre les provinces de Wallonie et sur les communes de la région de Bruxelles-Capitale. La marge d’erreur est de ± 3,1.