Une vingtaine de piégeurs de rats musqués travaillent en Wallonie et dans les égouts

NAMUR Hier, au Parlement wallon, le député Philippe Fontaine, MR, a posé des questions sur le déclin d'espèces animales : raton laveur, balbuzard, busard cendré ou criquet belge. Benoît Lutgen, ministre CDH de l'Environnement, a précisé que le criquet belge n'a plus été observé à Bruxelles depuis 50 ans mais il a subsisté en Flandre et en Wallonie.

En Région wallonne, l'espèce a ainsi été inventoriée dans un grand nombre de sites humides du sud des provinces de Namur et de Luxembourg et aurait tendance à s'étendre vers le Nord. Le ministre a cité un proverbe africain : "Si le criquet tient dans la main, on l'entend dans toute la prairie". Fontaine de répliquer : "Peut-être faudrait-il en envoyer en grand nombre de l'autre côté de la frontière linguistique ?".

Le débat n'était pas terminé. Lutgen a poursuivi sur le thème des rats musqués : "Les seuls piégeurs officiels qui existent sont ceux du service de piégeage des rats musqués de la Division de l'eau. Ils sont au nombre d'une vingtaine. En plus de leur mission de capture des rats musqués, ils jouent un rôle de conseiller technique auprès des communes en matière de lutte contre le rat d'égout".

Enfin, la corneille connaît des évolutions différentes selon les régions : tendance à la stabilisation en Haute Belgique et poursuite de l'augmentation en Moyenne Belgique. "En 2005, 635 dérogations ont été accordées pour le tir de pies pour prévenir des dommages aux cultures."



© La Dernière Heure 2007