Le mental des étudiants et du personnel horeca semble, lui, être encore plus affecté que lors de la première vague. Si les règles de distanciation imposées par le Comité de concertation portent enfin leurs fruits, elles ont également eu un impact négatif sur le bien-être des Belges.

"La plupart des gens sont actuellement au pire niveau de la première vague", explique le chercheur Philippe Beutels de l'UAnvers. "En examinant les catégories d'âge, nous constatons que les jeunes de 16 à 25 ans continuent à éprouver des difficultés."

Les chercheurs comptent suivre l'évolution de ce phénomène, maintenant que les cours reprennent, grâce au nouvel épisode de cette étude qui débute aujourd'hui.

En analysant les résultats par secteur, il apparaît que ce sont les étudiants et les employés de l'horeca qui éprouvent le plus profond mal-être. "C'est un fait important en ce qui concerne l'aide psychologique à apporter", souligne M. Beutels, qui soupçonne une situation similaire dans le secteur de la culture mais, faute de participants en suffisance, n'est pas encore en mesure de l'affirmer.