"Plus jamais le nom du MR ne sera associé à celui du PTB", assure-t-il jeudi matin. "Nous étions habitués à l'attitude du PTB qui tire sur tout ce qui bouge; à ses gesticulations mais ce mercredi, on a atteint des sommets, avec des propos totalement effrayants. J'étais en effroi face à leurs déclarations sur les Ouïghours et leur volonté de justifier l'injustifiable. Au point que j'ai quitté la séance, accompagné de Sabine Laruelle", explique Jean-Paul Wahl.

Mercredi soir, lors du vote sur la résolution condamnant les violences commises par le régime chinois contre les Ouïghours, le PTB s'est abstenu, au nom notamment du "pacifisme" et "du manque d'objectivité" des sources incriminant Pékin, suscitant de vives réactions de l'ensemble des autres partis.

"Il y a longtemps que nous considérons qu'il faut traiter le PTB comme un parti non démocratique. Je regrette qu'il n'y ait pas de position plus ferme à son égard et qu'on ne fasse pas plus attention à tout ce qu'il raconte réellement", poursuit le chef de groupe libéral. Alors que le parti d'extrême gauche progresse dans les sondages, "il est temps de montrer son vrai visage", ajoute-t-il.

"De notre côté, nous refuserons désormais d'associer notre nom à celui du PTB dans les textes que nous déposons au parlement", affirme enfin Jean-Paul Wahl.