Il a d'ailleurs déposé des propositions de loi sur le sujet mais il n'acceptera pas qu'une majorité de rechange voie le jour, a averti lundi son président, interrogé en marge d'une réception organisée pour les 175 ans du parti libéral. Le débat a suscité des frictions il y a deux semaines au sein de la majorité fédérale, contraignant même le Premier ministre, Alexander De Croo (Open Vld), à revenir à la Chambre en soirée pour s'expliquer après un message du ministre David Clarinval (MR) sur les réseaux sociaux.

"On ne fragilise jamais un gouvernement quand on défend ses convictions", a souligné M. Bouchez en rappelant que les libéraux s'étaient toujours battus "pour la sécularisation de la société". Le MR, à la différence de l'Open Vld, est opposé au port de tout signe convictionnel ostentatoire par des agents ou des représentants de l'Etat dans l'exercice de leur fonction. Au sein de la majorité, il est toutefois isolé.

"Ce n'est pas parce que mon parti est dans un gouvernement qu'il doit s'asseoir et regarder passer les trains. Il n'y a rien dans l'accord de gouvernement sur les signes convictionnels. Le débat a été porté par Ecolo, on ne doit plus se cacher ou le mettre encore sous le tapis. Mais nous ne laisserons pas passer quelque chose que nous estimons contraire à la neutralité de l'Etat", a ajouté M. Bouchez.

Le président du MR ne fixe pas de délai pour mener le débat et n'exclut pas un statu quo jusqu'aux élections de 2024. "L'essence de la démocratie, c'est le débat au parlement", a-t-il précisé tout en se montrant clair: il n'y aura pas de majorité alternative pour faire passer une position à laquelle s'opposerait le MR.