Belgique Quatrième de sa liste, en ballottage : "J’aurais pu espérer une place plus confortable."

Il s’agissait de l’une des dernières incertitudes majeures de la campagne à venir. Quelle sera la place de Georges-Louis Bouchez ? La réponse a été apportée ce mercredi. Le Montois figurera en 4e place de la liste fédérale en Hainaut derrière Denis Ducarme, Marie-Christine Marghem et Caroline Taquin.

Une place en ballo t tage qui ne constitue pas, loin s’en faut, un billet d’entrée garanti à la Chambre des représentants.

Une surprise ? L’intéressé assure ne pas être déçu. On aurait cependant pu s’attendre à une place plus confortable pour un candidat que le parti vient de nommer porte-parole de sa campagne et envoie régulièrement sur tous les fronts médiatiques.

"C’est une place de combat. Je prends ça comme une grande responsabilité qui va réclamer beaucoup d’énergie. Avec tout ce qui a été réalisé, j’aurais pu espérer une place plus confortable mais je n’ai jamais choisi la facilité. Tous les libéraux doivent considérer que nos élus doivent avoir au moins quatre sièges en Hainaut ", assure Georges-Louis Bouchez. "Il n’y a pas de déception ."

Il faut le lire vite… Tout ce que le Hainaut compte de libéral sait que le chef de file de l’opposition montoise comptait bien obtenir la troisième place sur la liste, pratiquement synonyme d’entrée à la Chambre. Le Montois s’est vu placé devant le fait accompli. Au risque de se retrouver les mains vides en juin ?

" Caroline Taquin était loin sur la liste il y a cinq ans, mais elle avait réalisé un meilleur score que Benoît Friart et Jean-Jacques Flahaux, qui étaient troisième et quatrième sur la liste. Elle ne voulait pas revivre ça. C’était la 3e place ou ne pas se présenter. Charles Michel a estimé qu’il ne pouvait pas se passer de l’un d’eux sur cette liste", commente un connaisseur des arcanes libéraux.

La décision n’aurait pas été prise par Denis Ducarme, avec qui Georges-Louis Bouchez n’entretient pas les meilleurs contacts, mais bien par le président du parti, Charles Michel.

En cas de contre-performance du MR hennuyer, Bouchez louperait donc l’entrée au Parlement. Bouchez sacrifié ? Pas tout à fait : le MR lui aurait, selon nos sources, garanti une porte de sortie en cas d’échec, sans pour autant préciser le poste qui pourrait lui être octroyé. Les mauvaises langues rappelleront que, souvent en politique, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.