Ce chiffre n'est plus monté au-dessus du millier depuis le début du mois. "Mais nous ne devons pas oublier que des personnes fuient toujours la guerre dans leur pays et que beaucoup ont encore besoin d'un logement durable", a souligné M. Mahdi (CD&V) dans un communiqué.

Un mois après l'ouverture du centre d'enregistrement au Heysel, 33.203 attestations ont été délivrées par l'Office des étrangers. Près des deux tiers (65%) pour des femmes ou des filles, et près de quatre sur dix (38%) pour des mineurs d'âge, souvent en bas âge (30% ont moins de 12 ans).

Parmi toutes ces personnes enregistrées, plus de 8.000 ont besoin d'être prises en charge par Fedasil pour trouver un accueil de crise. Ces derniers jours, leur proportion a augmenté, passant au-delà de 30% (pour 25% en moyenne depuis le début des enregistrements). Dès lors, "ce n'est en aucun cas le moment de cesser de prévoir un logement", exhorte Sammy Mahdi. "Il y a encore des personnes qui séjournent dans des familles d'accueil et la moyenne quotidienne de 500 enregistrements reste beaucoup plus élevée que les demandes d'asile régulières, pour lesquelles la moyenne est de moins de 200 demandeurs d'asile par jour."

Sur les 32.203 Ukrainiens enregistrés, 11.933 ont obtenu un numéro de registre national par l'intermédiaire de la commune et sont, de ce fait, inscrits au registre des étrangers. Dans l'Union européenne, un régime spécial de protection immédiate temporaire est accordé aux personnes ayant dû quitter leur foyer en Ukraine, envahie militairement par la Russie. Près de 5 millions (4,9) d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis l'invasion du 24 février, selon les chiffres publiés lundi par le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.