En mai dernier, après le début de la crise sanitaire, les syndicats du secteur avaient, en front commun, interpellé le gouvernement pour que les applaudissements adressés alors aux travailleurs de ce secteur soient suivis d'engagements budgétaires et de mesures concrètes pour "rendre ces professions tenables pour le personnel en place, et attractives pour les jeunes".

Mais, hormis une première réunion le 14 juillet avec le gouvernement, plus aucun contact n'est intervenu depuis avec le ministre-président, Pierre-Yves Jeholet (MR) qui a sans cesse repoussé le début des négociations, selon les syndicats.

"Alors que le tout nouveau gouvernement fédéral a confirmé le milliard d'euros pour "son" personnel (soignant), que la Wallonie a annoncé 260 millions d'euros, que la Flandre annonce le demi-milliard d'euros, la Fédération Wallonie-Bruxelles joue la montre", grince mercredi le front commun.

"Au moment où les décisions budgétaires se prennent pour 2021 (le gouvernement de la FWB entame en effet son conclave budgétaire ce mercredi, ndlr), le personnel des secteurs de la FWB ne restera pas sans réaction si un montant significatif n'est pas inclus dans l'épure budgétaire 2021. Il n'est pas question que ce personnel redevienne, comme avant 2000, un personnel de seconde zone", martèlent les syndicats.

Si leurs doléances ne devaient être entendues, ceux-ci précisent avoir d'ores et déjà étudié un plan d'actions à mener.