Le patron de bpost a été poussé ce dimanche soir à la démission : Jean-Paul Van Avermaet a en effet été licencié par le conseil d’administration de l’opérateur postal, dont l’État belge est l’actionnaire le plus important. Le président François Cornelis reprendra la gestion quotidienne de manière temporaire, le temps de chercher un successeur à Jean-Paul Van Avermaet.

Ces derniers jours, la pression s’était accrue sur le CEO de bpost, de plus en plus contesté. La publication la semaine dernière des résultats annuels jugés décevants par les marchés financiers avait provoqué une très forte chute de l’action bpost, de près de 20 %. Une très mauvaise affaire pour l’ensemble des actionnaires de bpost et donc également pour l’État belge. L’action bpost connaît, en réalité, un parcours boursier assez calamiteux depuis fin 2016 et l’échec du rapprochement avec l’opérateur néerlandais Post NL. Le sort de Jean-Paul Van Avermaet a donc été bouclé dans le courant du week-end. Il aura finalement été lâché par le Premier ministre Alexander De Croo qui a convoqué un kern avec pour objet une discussion sur le sort du CEO, rapportait dimanche soir nos confrères du Standaard et du Tijd.

Mais l’actionnaire public n’a pas dans ses prérogatives la capacité de démettre un CEO, seulement celui de nommer ou de révoquer certains administrateurs. Le sort de M. Van Avermaet a donc été ensuite définitivement scellé lors d’un conseil d’administration, présidé par François Cornelis. Outre des résultats financiers décevants et un parcours boursier catastrophique, Jean-Paul Van Avermaet traînait aussi certains ennuis judiciaires qui l’empêchaient notamment de se rendre aux États-Unis. Lorsqu’il dirigeait l’entreprise spécialisée en solutions de sécurité G4S, son précédent employeur, Jean-Paul Van Avermaet était soupçonné d’avoir conclu des ententes sur les prix avec ses homologues du secteur. M. Van Avermaet avait également vu, ces derniers mois, beaucoup de cadres de bpost quitter l’entreprise, l’estimant incapable de mener à bien sa mission. C’en était trop…