"La réouverture des métiers de contact est une perspective positive. Encore faut-il qu'elle se réalise", déclare Pierre-Frédéric Nyst. "Il y a des discours contradictoires concernant les conditions de réouverture. Il faudra préciser cela. Nous les avons annoncés comme étant les premiers dans le train. Il faut effectivement que ce soit le cas mais pas avec des conditions qui pourraient être discriminatoires", détaille-t-il.

Le président de l'UCM vise ici en particulier le testing hebdomadaire des coiffeurs qui avait été exposé lors du Comité de concertation de vendredi dernier. Selon lui, il faudrait l'imposer pour tous les travailleurs en contact avec le public. Par ailleurs, il affirme que cela constituerait un réel problème technique: "Ce sont 40.000 tests qu'il faudrait réaliser pour les coiffeurs."

Hier, le ministre des Indépendants, David Clarinval, a pourtant affirmé que les coiffeurs ne seraient finalement pas obligés de porter un masque FFP2 et de passer un test de dépistage de la covid-19. "C'est rassurant", reconnaît Pierre-Frédéric Nyst, "mais pour l'instant, c'est un peu le cafouillage: la communication gouvernementale n'est pas claire", accuse-t-il.

Des perspectives claires pour la relance économique

Interrogé sur les revendications de l'UCM, Pierre-Frédéric Nyst souhaite que "des perspectives, des dates claires et précises" soient annoncées: "Il faut intégrer la vaccination. Une fois que nous sommes arrivés à un seuil, notamment pour les personnes à risque, il faut pouvoir rouvrir l'économie avec le respect de toute une série de mesures", indique le président de l'association.

Ce 31 janvier, le moratoire sur les faillites prend théoriquement fin et il n'y aurait pas de consensus pour le prolonger. La principale critique envers ce délai accordé aux entreprises concerne les fournisseurs de services ou de biens qui ne sont pas remboursés tant que la faillite n'est pas actée: "Nous sommes inquiets", reconnait Pierre-Frédéric Nyst, "ce moratoire fait partie d'un ensemble de solutions et notre volonté est qu'elles soient poursuivies. N’oublions pas qu'en période de moratoire, vous avez la possibilité de payer les créanciers que vous décidez", signale le président de l'UCM.