La Commission de la Justice de la Chambre a adopté mercredi le projet de loi de la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet visant à renforcer la lutte contre les discriminations et le sexisme. Par sexisme, la future loi entend "tout geste ou comportement, qui a manifestement pour objet d'exprimer un mépris à l'égard d'une personne, en raison de son appartenance sexuelle, ou de la considérer comme inférieure ou de la réduire essentiellement à sa dimension sexuelle, ce qui porte une atteinte grave à sa dignité".

Par ailleurs, alors que le texte de la loi "genre" prévoit seulement de sanctionner l'"incitation" à la discrimination, à la violence ou à la haine à l'encontre des personnes d'un sexe (souvent les femmes), dorénavant, l'objectif est de sanctionner également le fait de "commettre la discrimination".

Pour la ministre de l'Egalité des chances, ce projet de loi apporte enfin un "soutien clair aux victimes, souvent des femmes, en affirmant leur liberté d'aller et de venir dans l'espace public".

L'ensemble des groupes politiques ont voté pour le projet à l'exception du Vlaams Belang qui a voté contre et de la N-VA qui s'est abstenue.