Belgique Ridouane Chahid, chef de groupe PS au parlement bruxellois a vivement réagi aux propos tenus par l'ex-ministre bruxelloise Céline Fremault (CDH), dans une interview accordée au Soir. Dans celle-ci, Celine Fremault a évoqué le souhait du CDH d'être reconnu en tant que groupe politique au parlement bruxellois.

Le chef de groupe PS au Parlement bruxellois, Ridouane Chahid a déclaré regretter les propos tenus ce samedi dans le journal Le Soir par la représentante du CDH bruxellois. "Si on peut entendre le souhait du CDH de vouloir être reconnu à fin de pouvoir bénéficier de la dotation et de la mise à disposition de bureaux afin de leur permettre un travail parlementaire dans de bonne condition, on ne peut pas accepter que des menaces soient faites qui plus est dans les médias et ce avant même que la discussion puisse avoir eu lieu au sein des instances concernées. Cette manière de faire n’est ni constructive ni responsable pour le Parti qui en fait la demande", a-t-il déclaré.

Dans cet entretien, Céline Fremault demande une modification du règlement du parlement bruxellois afin que le CDH soit considéré comme un groupe politique, ce qui n'est pas le cas actuellement. Pourquoi? Car l'organisation de l'hémicycle bruxellois implique que 72 francophones et 17 néerlandophones siègent, chacun de leur côté de l'aile linguistique. Les différentes formations doivent bénéficier de 10% de sièges pour être assimilé à un groupe politique. Le calcul est vite fait: il faut sept parlementaires pour un francophone, contre un côté néerlandophone.

La revendication de Celine Fremault est la suivante: "Nous demandons que le règlement du parlement bruxellois soit modifié pour que le quota soit ramené à 5 % minimum", déclare-t-elle dans Le Soir. Vendredi, l'ex-ministre bruxelloise a soumis une demande de modification du règlement, étayée par une analyse juridique, au nouveau président du parlement bruxellois, Rachid Madrane. Une sortie médiatique qui a été accompagnée d'une mise en garde: si le CDH n'obtient pas gain de cause, les humanistes pourraient "porter l'affaire devant la Justice", qui n'a guère plu au chef de groupe socialiste.