Belgique

Le PTB a lancé mercredi une campagne en vue de récolter 100.000 signatures qui forceront le parlement fédéral à débattre d'une loi d'initiative citoyenne portant le montant minimum net des pensions à 1.500 euros par mois. Il avait choisi la symbolique Tour des pensions, à côté de la Gare du Midi, pour présenter sa proposition. Approuvé au mois de mai à la Chambre, avant les élections, ce nouveau dispositif permet d'inscrire à l'ordre du jour de la Chambre une proposition de loi qui a reçu 25.000 signatures de citoyens issus des trois Régions (14.500 domiciliés en Flandre, 8.000 en Wallonie et 2.500 à Bruxelles).

Actuellement, le montant moyen des pensions pour un homme est de 1.240 euros et de 989 euros pour une femme. "Dans un des pays les plus riches du monde, c'est un scandale. Le coût minimal d'une maison de repos en Belgique atteint 1.500 euros. L'Etat organise la pauvreté des pensionnés", a dénoncé le chef de groupe PTB à la Chambre, Raoul Hedebouw.

Le PTB a créé un site internet www.1500net.be où les partisans de la mesure peuvent signer la pétition. Il espère recueillir 100.000 signatures d'ici le mois de janvier. Il mènera campagne dans les semaines et mois à venir sur ce thème. De la sorte, il veut mettre également la pression sur les discussions en vue de former un gouvernement fédéral. L'engagement de porter le montant minimum de la pension légale à 1.500 euros figurait dans le programme de plusieurs partis et a été l'un des thèmes principaux de la campagne électorale, rappelle-t-il.

"Certains partis, comme la N-VA, essaient de faire croire que le mandat donné par les électeurs, c'est de diviser le pays et les gens. C'est faux, le mandat donné par la population, c'est d'avoir une politique sociale. Les pensions ont été l'un des débats majeurs de la campagne", a souligné M. Hedebouw.

La mesure coûterait 2,8 milliards d'euros. Le parti communiste la juge tout à fait finançable. Il avance quatre pistes: une taxe des millionnaires, une meilleure lutte contre la fraude et l'évasion fiscales, le soutien à la création d'emplois qui donnent lieu au paiement de cotisations sociales et la lutte contre les remises systématiques de cotisations sociales accordées aux entreprises.