"Tous les étrangers désirant rejoindre la résistance aux occupants russes et protéger la sécurité mondiale sont invités par les autorités ukrainiennes à rejoindre les forces de défense", c'est avec ces mots que Volodymyr Zelensky annonçait dimanche dernier la création d’une force spéciale constituée de volontaires étrangers en Ukraine. Après la mobilisation militaire générale pour les Ukrainiens, les autorités du pays se sont tournées vers leurs alliés et leurs ressortissants pour faire face à l'invasion russe.

Un peu plus d'une semaine après cet appel, des combattants de plus de 50 pays se sont déjà portés volontaires. Une source d'un service de renseignement européen affirme auprès de BFM TV qu'à ce jour, 30.000 combattants auraient signé un contrat pour intégrer ces brigades internationales. L'objectif de l'Ukraine serait d'atteindre 100.000 combattants.


QR Code et sélection stricte

Pour mettre sur pied ce recrutement sans précédent, les autorités ukrainiennes ont créé un site expliquant les sept étapes à franchir pour entrer dans cette Légion. Un QR code a même été créé via des ambassades pour télécharger un formulaire d'engagement.

La sélection est stricte. Après une première inscription, le candidat doit passer un entretien avec un membre de l'ambassade, avant de déposer une demande officielle d'enrôlement auprès des forces armées. Si cette demande est acceptée, le candidat bénéficiera d'une assistance et de contacts pour aller en Ukraine par ses propres moyens.

Près de 100 candidats en Belgique

En Belgique, près de 100 personnes se sont portées candidates auprès de l'ambassade de l'Ukraine à Uccle. Il ne s'agit pas uniquement de Belges, mais aussi de citoyens provenant de Roumanie, de Moldavie ou encore de Pologne. Des dizaines d'interviews et tests ont déjà eu lieu à l'ambassade. Douze personnes ont ainsi pu rejoindre l'Ukraine et 40 autres sont prêtes à partir.

"Le problème pour nous est la logistique, parce qu'il est très difficile de trouver les moyens pour les amener jusqu'à la frontière ukrainienne. On a beaucoup de véhicules pour transporter de l'aide humanitaire, médicale et militaire, mais pas pour les gens", explique Vladyslava Litiaga de l'ambassade d'Ukraine.

La ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a pour sa part annoncé la semaine dernière qu'en aucun cas elle ne conseillait aux ressortissants belges de se rendre sur les lieux.