"Nous avons aussi des pommes pourries", a-t-il déclaré. Sans évoquer de faits précis, le recteur a reconnu qu'un certain nombre de cas d'agressions sexuelles et d'abus de pouvoir au sein de l'université n'avaient pas été traités correctement. "Reconnaissons que ce n'était pas suffisant", a dit M. Van de Walle à propos de la politique disciplinaire de l'institution académique en la matière. "Permettez-moi de reconnaître, ici et maintenant, que nous avons parfois échoué. Permettez-moi, ici et maintenant, de m'excuser auprès de toutes les personnes pour lesquelles nous avons trop peu fait. Sans ambiguïté."

Ces dernières semaines, plusieurs témoignages ont visé l'UGent, comme celui d'une étudiante approchée par un doctorant pour lui révéler des questions d'examens en échange de rapports sexuels. Des abus de pouvoir de la part de professeurs ont également été divulgués, notamment dans un reportage de l'émission Pano (VRT) diffusé en début de semaine.

L'université s'était précédemment engagée à structurer les points de confiance et à accélérer les procédures disciplinaires. La désignation d'un gestionnaire de dossier devait aussi empêcher que des étudiants ou membres du personnel académique soient envoyés baladés lorsqu'ils déposent une plainte.

"Tout bien considéré, nous n'avons pris ces dernières années des mesures que dans les cadres existants. Des cadres que nous avons à peine ou pas remis en question. Ce n'est pas à cause des pommes pourries mais bien à cause de nous, et certainement à cause de moi", a poursuivi le recteur.

M. Van de Walle a requis vendredi l'établissement d'un organe de contrôle externe pour que personnel universitaire et étudiants puissent être tenus responsables à l'avenir.