Belgique

Notre correspondant, qui a fait l'objet d'une arrestation administrative samedi soir à Charleroi va déposer plainte auprès du Comité P, le comité permanent de contrôle des services de police, a-t-on appris jeudi auprès de l'Association des Journalistes Professionnels (AJP). 

L'union professionnelle a décidé d'aider le journaliste indépendant dans sa démarche. L'avocat Christophe Marchand est chargé de constituer le dossier. Une lettre est également envoyée au Premier ministre Charles Michel et au ministre de l'Intérieur Jan Jambon.

Samedi dernier, Patrick Lefèbvre, correspondant de la Dernière Heure, effectuait un reportage sur les événements violents survenus durant la nuit en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" à Charleroi. Il a fait l'objet d'une arrestation administrative, les policiers l'accusant d'être un "faux journaliste". Le journaliste a passé la nuit au cachot avant d'être relaxé à 07h00 du matin sans autre explication. "Il portait pourtant une veste orange étiquetée presse et une carte de légitimation autour du cou", indique Sophie Lejoly, secrétaire générale adjointe de l'AJP, qui ajoute que le journaliste a sollicité l'aide juridique de l'union professionnelle. L'association a également décidé d'envoyer un courrier au Premier ministre Charles Michel et au ministre de l'Intérieur Jan Jambon, dans lequel elle rappelle notamment que cet incident n'est pas le premier du genre. En juin dernier, deux journalistes et trois techniciens de la RTBF avaient été arrêtés par la police alors qu'ils couvraient une action de protestation au centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel. L'AJP demande des explications et réclame des mesures.