Paul Magnette a demandé au souverain ce lundi 9 décembre d'être déchargé de sa mission d'informateur. L'homme qui menait les discussions depuis plus d'un mois a estimé "avoir identifié des priorités" et "avoir commencé à trouver des solutions sur des sujets très importants". L'horizon n'est toutefois pas encore dégagé au fédéral où la piste d'un gouvernement arc-en-ciel ne réjouit pas tout le monde. Le CD&V, notamment, a fait connaître ces derniers jours son manque d'enthousiasme à l'idée de monter dans un gouvernement sans la N-VA. Plus encore, son tout nouveau président, Joachim Coens, a estimé qu'il serait logique que le leader des nationalistes flamands se voit, à son tour, confier une mission royale.

Une perspective qu'a, quant à lui, balayé le co-président d'Ecolo, Jean-Marc Nollet, estimant que cela serait une "erreur".

Quoi qu'il en soit, la décision revient au Roi Philippe qui a entamé des consultations avec les présidents des différentes formations politiques. Après avoir reçu Georges-Louis Bouchez (MR) et Gwendolyn Rutten (Open Vld), le souverain a rencontré Joachim Coens (CD&V) et Bart De Wever (N-VA).

Après sa rencontre avec le Roi, Joachim Coens (CD&V) a répété vouloir voir la N-VA impliquée dans la prochaine étape du processus fédéral, jugeant que les nationalistes doivent "montrer leur jeu". "Il est important que le plus grand parti de Flandre se retrouve impliqué d'une manière ou d'une autre dans les négociations", a déclaré le tout nouveau président du CD&V, après avoir rencontré le souverain. Il a toutefois reconnu que la prise de parole du leader nationaliste de ce lundi 9 décembre au sujet de Paul Magnette et de l'Open Vld était contre-productive. "Il est important que Bart De Wever envoie des signaux positifs. Les signaux négatifs de lundi me dérangent un peu", a-t-il conclu. 

Après les deux hommes, c'est la présidente de Groen, Meyrem Almaci, qui s'est rendue au Palais pour une entrevue avec le souverain.